Install this theme

Comme le sang strie ces roches effrayantes… Tu voudrais qu’enfin ce mot ne soit plus morbide, qu’on donne à “sang” sa toute dimension de Beauté et de Vie même, qu’on cesse d’assimiler cela à quelques idées noires bidons déclarées par des médecins aux idées stéréotypées.

Calanques. Calanques. Le mot en lui-même évoque la violence et la poésie de ses réalités, il claque comme les vagues se brisent contre la paroi dans un ralenti vidéo orchestré par la Nature.

Dans ce paysage il te faut encore trouver, savoir où te livrer, et face à cette immensité qui s’offre mais à toi comme aux autres tu recules et tu prends peur. Peur de s’abandonner par peur de l’abandon. Peur de fermer les yeux et de glisser. Corps qui se déchire sur les arrêtes, impossible de faire demi-tour… Impossible de faire demi-tour.. Plus de contrôle… Dissociation du corps mortifié et infidèle et de l’esprit en détresse auquel il ne répond plus.

Ne plus jamais vivre ça, ne plus jamais vivre l’abandon non plus. Peut-être que la peur amène le rejet ? Peut-être qu’être arachnophobe attire les araignées ? 

Mon amour, tu me manques

J’ai même oublié ton nom 

Ton souvenir est une calanque

Tout mon corps un chiffon

Calanques, calanques, mot pour te calmer, beauté des calanques, comme une lame de rasoir, calanques, brisure à chaque intonation, toujours au pluriel. Calanques, calanques, calanques, encore… Beauté du corps plongeant, somptuosité du décor, horreur de l’accident…

Et cette haine du désordre qui revient et recouvre tout, et les calanques avec, pas de barrières de sécurité, trop d’enfants qui n’obéissent pas, la sensation de pouvoir un jour être un dictateur si seulement j’en avais le caractère, mais fort heureusement la haine s’en va des fois, la plupart du temps, je veux être douce, calme et heureuse je ne veux pas faire peur, pas être en colère, surtout pas bouillir à l’intérieur de ne rien pouvoir contrôler et imaginer mille horreurs encore. Alors attendre, pour calmer la rage, pour redevenir sensible, pour oublier les corps indisciplinés et les paroles répétées, pour juste couler son regard dans ce vide immense, dans ces étendues de roches sculptées par un Grand Ordre, dans quelque chose qui dépasse et qui peut apaiser, peut-être, et d’ici là écrire, écrire par peur de se livrer…

I could be your girl girl girl girl girl girl

But would you love me if I rule the world world world ?


Now you’re Mine —

Now you’re Mine

L’homme le plus sage que j’aie jamais connu, Fermin Romero de Torres, m’avait expliqué un jour qu’il n’existait pas dans la vie d’expérience comparable à celle de la première fois où l’on déshabille une femme. Dans sa sagesse, il ne m’avait pas menti, mais il ne m’avait pas dit non plus toute la vérité. Il ne m’avait rien dit de cet étrange tremblement des mains qui transformait chaque bouton, chaque fermeture, en travail de titan. Il ne m’avait rien dit de la magie de la chair pâle et frémissante, du premier frôlement des lèvres, ni du mirage qui semblait flamber dans chaque pore de la peau. Il ne m’avait rien mentionné de tout cela, parce qu’il savait qu’en le faisant il parlerait un langage de secrets qui, à peine dévoilés, s’enfuiraient à tout jamais.
L’Ombre du vent, Carlos Ruiz Zafon
If I tremble
They’re gonna eat me alive

If I tremble

They’re gonna eat me alive

Dead enough

Dead enough

I ain’t no vision I’m the Girl Who —

I ain’t no vision I’m the Girl Who —

I took a crazy chance
Next time I’ll be true, I’ll be true, I’ll be true
Footsteps on the dancefloor
Remind me baby of you
Teardrops in my eyes, next time I’ll be true yeah
Whispers in the powder room
“She cries on every tune, every tune, every tune”

And the music don’t feel like it did, with you.

I took a crazy chance

Next time I’ll be true, I’ll be true, I’ll be true

Footsteps on the dancefloor

Remind me baby of you

Teardrops in my eyes, next time I’ll be true yeah

Whispers in the powder room

“She cries on every tune, every tune, every tune”

And the music don’t feel like it did, with you.

I turn my head & I need your arms

I turn my head & I need your arms

“You’re not good to yourself. You’re violent. You could be a good person, if only you could stop all the shit that you do to you.”

“You’re not good to yourself. You’re violent. You could be a good person, if only you could stop all the shit that you do to you.”